Type d'événement : Rencontre
Jeudi 26 février- 9h – 16h30
« Les jeunes doivent pouvoir s’exprimer librement, être entendus et prendre part aux décisions qui les concernent. Ils doivent aussi pouvoir être informés sur leurs droits et être accompagnés pour devenir acteurs des changements ». Tel est le crédo de l’ONG PLAN international[1] qui consacre son activité à la défense des droits des enfants et de la jeunesse de manière générale.
En France, le baromètre d’opinion du « cercle des économistes »[2] dévoile la défiance des jeunes face à la chose politique ; ceux-ci ne se sentent pas bien représentés par les élus ( président, députés, …). De plus, la lecture des contrats de ville “engagement quartiers 2030” vient confirmer cette tendance, car on y constate l’absence des jeunes dans les instances de participation locale (conseils citoyens, conseils consultatifs ). Puisque la démocratie c’est la prise en compte des aspirations de la majorité et des diversités, la participation des jeunes constitue une quête assumée par les collectivités.
Cela dit, il n’en demeure pas moins que les jeunes s’engagent à leur façon, dans la vie de la cité. S’ils votent moins ou s’intègrent peu dans les instances de participations formels traditionnels (conseils de quartiers, conseils citoyens, conseils consultatifs, conseils municipaux, conseil de développement …), cela n’implique en aucun cas leur dépolitisation. Nombreux sont ceux qui s’engagent à travers des manifestations, des pétitions et du bénévolat dans des associations. Comment mobiliser les jeunes ? Par quels canaux capter leurs attentions pour leur donner un cadre d’expression ? Quels portraits des jeunes de quartier ?
Au cours de cette journée de travail, qui s’inscrit dans la continuité d’un groupe de travail sur la participation citoyenne animé par Trajectoire Ressources en 2024, nous aborderons les enjeux de la participation des jeunes et deux manières de la dynamiser à travers :
- la mise en place du Parlement Libre des Jeunes.
- les terrains d’aventures.
[1] https://www.plan-international.fr/nos-combats/participation-des-jeunes/
[2] https://lecercledeseconomistes.fr/articles/societe/redonner-confiance-a-la-jeunesse/
OBJECTIFS DE LA RENCONTRE
Cette rencontre s’inscrit dans le calendrier de rencontres des directions de CRPV (4 à 5 par an), après la Guyane et la Martinique (2013). Elle poursuit les objectifs suivants :
- L’échange d’informations sur les pratiques professionnelles spécifiques ;
- L’élaboration et la structuration collective (reposant sur le croisement des analyses et expertises locales) des réponses aux appels à contributions lancés par l’ANCT auprès de chaque centre de ressources, sur les thèmes appelants des capitalisations et des productions.
CONTEXTE STRATÉGIQUE RENFORCÉ
La rencontre organisée à Mayotte s’inscrit dans un contexte institutionnel et législatif particulier, marqué par deux références majeures :
- La circulaire du 19 mars 2025 relative à l’élaboration des contrats de ville ultramarins 2025–2030 fixe les modalités de mise en œuvre de cette nouvelle génération de contrats, en tenant compte des spécificités des territoires ultramarins. Elle précise notamment les modalités calendaires, avec une date limite de signature fixée au 31 décembre 2025.
- La loi de programmation de refondation de Mayotte du 11 août 2025, précise dans son article 40, que chaque commune est un quartier prioritaire de la politique de la ville.
TROIS FINALITÉS PRINCIPALES POUR LA SEMAINE À MAYOTTE
- Tenir la rencontre nationale des directeurs et directrices des centres de ressources, dans le cadre d’un échange structurant et stratégique,
- Mobiliser les chefs de projets, responsables, directeurs de la politique de la ville et les délégués du préfet – autour :
- des enseignements tirés de la première année de mise en œuvre des contrats de ville en métropole,
- des préconisations liées à l’article 40 de la loi de programmation,
- Renforcer la connaissance des spécificités locales, par une immersion sur le terrain au contact des réalités quotidiennes dans les QPV.