La 1ère séance de la seconde saison du cycle de webinaires « La participation sur le gril » a eu lieu le 22 janvier dernier, et a rassemblé une centaine de participants-es sur le temps de midi autour du thème « Classes populaires et politique : Mal-représentées, donc maltraitées ? Inégalité de représentation politique et inégalités de traitement des classes populaires dans les politiques publiques ».

Quelle place pour les classes populaires dans les listes électorales ? Quelles représentations parmi les élu·es? Comment expliquer leur sous-représentation dans l’exercice du pouvoir politique ? Quelles pistes pour que les politiques publiques prennent mieux en compte leurs aspirations, besoins et intérêts ?

Le webinaire s’est déroulé en 3 temps :

  • Quel état des lieux des mal-représentations politiques ?
  • Quels effets de ces mal-représentations ?
  • Comment démocratiser la politique et la rendre plus égalitaire ?

Pour répondre à ces questions, le Groupe de travail « Démocratie et quartiers populaires » du Réseau National des Centres de Ressources politique de la Ville, a donné la parole à :

  • Taoufik VALLIPURAM et Annie LAHMER du collectif Démocratiser la politique (Rapport “Tous les mêmes ?
    Portrait social de la France Politique de 2002 à nos jours”),
  • Nicolas RIO et Manon LOISEL de Partie prenante (auteur et autrice de l’ouvrage “Pour en finir avec la démocratie participative”, Textuel, 2024),
  • Hélène HATZELD, Violette ARNOULET et Claudette LAFAYE, co-auterices de l’ouvrage « Elus des banlieues populaires » (Puf, 2026).

L’histoire entre le sport et la politique de la ville remonte aux prémices de cette politique publique. Depuis, leurs liens ont évolué, ils se sont resserrés et se sont multipliés. Toutefois, l’articulation entre attentes sociales à l’égard du sport, réponses institutionnelles et réalités vécues dans les quartiers populaires interroge toujours

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Comme de nombreux domaines, les acteurs du sport font face à des demandes liées à des pratiques religieuses (observance du jeûne, respect des régimes alimentaires, rites religieux, demande de non-mixité…). Ces situations font émerger de nombreuses questions, voire des tensions et des crispations entre les différentes parties prenantes (joueurs, entraîneurs, arbitres, familles, responsables de clubs, fédérations, agents des collectivités et leurs élus, services de l’État, etc.). Elles questionnent aussi la mise en œuvre du principe de laïcité dans ce champ particulier qui repose sur des instances sportives délégataires ou non de service public.

Finalement de quoi parle-t-on quand on parle de laïcité dans le sport ? Quels sont les enjeux pour les acteurs du champ sportif ? Quelles conséquences concrètes et quel cadre juridique dans la vie quotidienne des clubs, des collectifs de pratiquants, des bénévoles ?

En 2025, le réseau national des centres de ressources politique de la ville – RNCRPV a proposé deux webinaires pour mieux cerner la place du principe de laïcité dans le champ sportif.

Au programme : des interventions pour prendre du recul sur les relations entre laïcité, religions et sport à travers un rappel de l’histoire du mouvement sportif, clarifier le cadre juridique qui s’y applique et entendre des acteurs sportifs sur la manière dont ils s’approprient ces enjeux.

Webinaire 1 – Laïcité, faits religieux et pratiques sportives : quelle(s) histoire(s) !?

Avec les interventions de :

  • Jean-François LOUDCHER, Professeur des Universités en sciences historiques et sociales du sport, STAPS, Université de Bordeaux
  • Laurence MUNOZ, historienne du sport et Julien MARY, Directeur des Services à la Fédération Sportive et Culturelle de France
  • Thomas VALLE, coordinateur général et Nicolas KSISS, journalise à la Fédération Sportive et Gymnique du Travail

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Webinaire 2 – Laïcité, faits religieux et pratiques sportives : quel(s) cadre(s) juridique(s) ?

Avec les interventions de :

  • Marion OGIER, avocate au barreau de Paris
  • Jérôme GARDON, directeur technique de la ligue de rugby Auvergne Rhône-Alpes
  • Fodé NDAO, directeur du Club Sauvegarde Karaté à Besançon (25)

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Accéder aux présentations des intervenants :

Le Réseau national des Centres de ressources Politique de la ville (RNCRPV) a proposé un webinaire sur les stratégies d’adaptation pour les Quartiers prioritaires de la ville face au changement climatique. Il s’est tenu le 3 décembre 2025.

Premier jalon posé par le Réseau national et son groupe de travail Transitions sur les outils d’adaptation au changement climatique dans les Quartiers prioritaires de la ville (QPV), ce webinaire avait pour objet de mieux comprendre les phénomènes en cours et à venir et y apporter des solutions.

Observation, regard prospectif, priorité d’actions et solutions à apporter, notamment celles fondées sur la nature, le webinaire a permis de présenter 3 démarches, dans 3 régions pour activer des partenariats nouveaux et comprendre les phénomènes en cours et les problématiques particulières qui se vivent dans les QPV.

Ces problématiques nécessitent une approche systémique et des partenariats nouveaux entre la politique de la ville, les politiques de développement durable et les acteurs et partenaires réciproques. C’est le cas de la Caisse des dépôts qui promeut cette approche systémique à mettre en place sur le territoire, les agences de la transition écologique, au niveau national ou régional comme les agences régionales de la biodiversité ou le CEREMA. Ces nouvelles coopérations permettront de mieux prioriser les interventions et d’apporter des solutions durables au regard des connaissances acquises.

Il est ainsi possible de mieux qualifier les îlots de chaleurs urbains, les besoins de végétalisation des cours d’école en QPV ou encore d’apporter des solutions fondées sur la nature permettant une meilleure infiltration de l’eau, une plus grande biodiversité qui lutte contre les effets du changement climatique et adapte les territoires urbains pour les populations y résidant.

Le replay de ce webinaire est disponible ainsi que les diaporamas projetés et les ressources mobilisées pour sa réalisation.

Diaporama

Résovilles, Centre de Ressources Politique de la ville Bretagne Pays de la Loire

IREV, Centre de Ressources Politique de la ville Hauts-de-France

Agence Régionale de la Biodiversité Centre Val-de-Loire

 

Ressources et liens

Adapt’ Canicules, porté par Résovilles

« Ecole en transition » porté par l’IREV

Page de présentation des Agences Régionales de la Biodiversité

À partir des années 2000, la prise en compte de l’égalité entre les femmes et les hommes (EFH) s’est progressivement affirmée comme une priorité majeure des politiques publiques, dès 2006 dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale, mais surtout à partir de 2014 avec la loi du 4 août 2014 (dite loi Vallaud-Belkacem) et celle du 21 février 2014 (dite loi Lamy). Ces lois ont posé un cadre juridique fort, visant à intégrer l’égalité à toutes les étapes des politiques publiques et notamment dans le cadre des contrats de ville.

Pourtant, dix ans plus tard, les inégalités persistent et force est de constater que les femmes habitant en quartiers prioritaires de la ville (QPV) subissent encore de multiples inégalités croisées : chômage, isolement, freins aux mobilités, précarités, préjugés persistants, etc.  L’EFH reste donc un enjeu des contrats « Engagement Quartiers 2030 ».

Afin d’évaluer la prise en compte réelle de l’EFH dans la nouvelle génération de contrats de ville le Réseau national des centres de ressources politiques de la ville (RNCRPV) a mené, à travers son groupe de travail « égalité femmes-hommes », une analyse des contrats dans six régions, trois départements d’Île-de-France et un département-région d’outre-mer. Neuf centres de ressources ont participé à cette étude, en s’appuyant sur des critères communs : l’intégration de l’EFH dans les diagnostics, les stratégies, les déclinaisons opérationnelles, les partenariats et la gouvernance, les champs thématiques concernés, etc.

Les premiers constats montrent des disparités territoriales qui soulignent des marges de progression pour faire de l’égalité femmes-hommes un levier effectif du développement social et territorial, quel que soit le contexte local.

Qu’en est-il de la dynamisation des rez-de-chaussée commerciaux dans les QPV des Hauts-de-France? L’IREV et le COPAS publient un benchmark pour mieux comprendre le fonctionnement et les acteurs autour de cette problématique.

(suite…)

L’école occupe une place incontournable dans les dynamiques territoriales. Si les établissements scolaires représentent une part importante du patrimoine des collectivités territoriales, ce sont aussi et surtout des lieux de vie centraux et largement identifiés par les habitants. Pour les enfants, l’école est un lieu d’apprentissage, de construction de soi et de création de liens sociaux. Pour les adultes, l’école est l’espace de travail quotidien d’un ensemble de professionnels éducatifs, mais aussi administratifs et techniques. A l’échelle d’un quartier, l’école représente plus largement un espace de vie à part entière pour les familles.
Par son importance et sa haute valeur symbolique, le patrimoine scolaire occupe une place centrale dans les stratégies et politiques actuelles de transition écologique menées par les collectivités pour faire face aux différents défis climatiques et environnementaux.

La transition écologique est aujourd’hui devenue un enjeu à part entière traité dans les quartiers prioritaires, inscrite comme un axe de travail dans la plupart des nouveaux Contrats de ville « Engagements Quartiers 2030 » régionaux.
Les enjeux de transition ayant spécifiquement trait aux établissements scolaires sont divers et multiples : santé et bien-être des occupants, éducation et sensibilisation à l’environnement, sobriété énergétique, optimisation du foncier, rafraichissement de la ville, développement des mobilités douces, préservation de la biodiversité et de la ressource en eau…

Alors que la rénovation du bâti scolaire apparaît cruciale dans les politiques de transition, il existe une réelle opportunité pour pousser plus loin la réflexion dans les quartiers prioritaires et faire de ces réhabilitations des leviers pour un projet aux impacts démultipliés pour le quotidien des habitants.
Ainsi, une telle démarche permet de questionner :
• L’aménagement et l’utilisation du bâtiment et de la cour : rénovation énergétique, végétalisation, diversification des usages ;
• L’aménagement des abords et la mobilité : apaisement de l’espace public avec le développement des mobilités douces, développement de la place de l’enfant dans l’espace public (« ville à hauteur d’enfants ») ;
• La mobilisation citoyenne en faveur de l’environnement : sensibilisation des habitants et des élèves aux enjeux de transition, développement des liens entre l’école, les familles et le quartier.

Ce benchmark réalisé par l’IREV, CRPV Hauts-de-France, permet de mettre en lumière des expériences locales, nationales et internationales autour des transitions en milieu scolaire et de valoriser des outils mobilisables par les collectivités pour y travailler.

La Bricoleuse est une association stéphanoise implantée dans le quartier le plus ancien de la ville, qui est aussi le plus peuplé des QPV du département. Elle est née de la rencontre en 2017 de jeunes designers attachés à l’idée du bricolage pour tous – grâce à la mise à disposition de machines et d’outils et à la transmission des savoirs et savoir-faire– avec une association (le Crefad Loire) portant un projet de revitalisation des commerces vacants. Dans cette courte vidéo, découvrez La Bricoleuse, acteur engagé pour le développement de Tardy-Tarentaize-Beaubrun-Couriot et l’empowerment des habitants, en étroite collaboration avec les structures du territoire.

 

Ce 4ème et dernier webinaire de la série “La participation sur le grill” s’est déroulé le 24 juin 2025. Il a porter un regard rétrospectif et prospectif sur le rôle accordé à la participation dans le cadre de la politique de la ville.
Il s’inscrit dans un cycle intitulé « La participation sur le grill ! », proposé par le Groupe de travail « Démocratie et quartiers populaires » du Réseau National des Centres de Ressources Politique de la Ville pour inviter à réfléchir aux conditions nécessaires pour que les citoyen·nes des quartiers populaires soient pleinement associé·es à l’élaboration, la construction et la mise en place des politiques publiques qui les concernent et qui impactent leurs vies, à travers des modalités de participation protéiformes, évolutives et ascendantes.

Comme à chaque fois, il a tenu à cœur aux membres du groupe de travail de donner voix aux professionnels-les de la politique de la ville engagés-es pour faire vivre la démocratie dans les quartiers.

Lors de ce webinaire, plusieurs témoignages sont venus interroger la portée démocratique de la participation en politique de la ville :

  • Lilia SANTANA, chargée de développement et de coordination de Fabrique Territoire Santé (ancienne membre de la commission “participation citoyenne des quartiers”) a présenté les enseignements du travail mené par la commission Mechmache.
  • Ryme SADIK, chargée de mission inclusion sociale à la métropole d’Aix Marseille a présenté le commencement d’un travail visant à repenser un modèle de gouvernance plus ouvert et participatif.
  • Clarisse PHAM, cheffe de projet renouvellement urbain et social, à la ville et Eurométropole de Strasbourg, a présenté les modalités repensées d’association des habitants-es à la construction de la politique publique, tout en menant parallèlement un plan, sur deux ans, pour (re)développer une culture de la participation auprès des professionnels-les du quartier.

Visionnez les webinaires précédents :